Penser Haïti pour la reconstruire : l'urgence d'un engagement générationnel

Publié le 28 février 2026 à 09:02

Auteur: Karl Billy NELSON

Coordonnateur Département Communication et Sensibilisation de l’Assemblée Nationale de la Jeunesse

Communicateur social, Gestionnaire, Étudiant en Sciences de l'Éducation

INTRODUCTION

Dans un contexte mondial où tout le monde parle du développement durable comme un levier essentiel dans la construction inclusive des sociétés, il y a longtemps que la société haïtienne s’est fragmentée par l’ingérence, la mauvaise gouvernance, par une oligarchie corrompue, par la malice, la violence sous toute ses formes, l’insécurité, l’inflation, les défis structurels du pays, les inégalités économiques, la mauvaise répartition des ressources et autres. Et pour ainsi dire, le mal a pris une allure surdimensionnée et a obstrué tout chemin qui aurait pu conduire à l’engagement d’hommes et de femmes conscientes qui est fondamental pour bâtir une société plus équitable et inclusive par l’accès à l’éducation, droits des travailleurs, égalité des chances, etc., qui sont autant de défis à relever pour garantir un avenir où chacun trouve sa place. En effet, penser à la reconstruction d'Haïti n’est autre que la remettre debout. Effectivement, elle est la possibilité de proposer un nouveau système organisé pour remplacer le modèle de développement obsolète qui perdure. Donc, il s’agit bien d’une implication par des actions, des idées, etc.

En réalité, les débats sur la reconstruction d'Haïti ne cessent de s'intensifier. Nombreuses sont les interrogations qui enflamment l’opinion publique autour de cet engagement. Disons que, la génération qui a chassé la dynastie des Duvalier avait quand même montré une volonté pour reconstruire le pays, bien que Sauveur Pierre Étienne parle de la création d’un État sultaniste après la chute. Ou encore avant, le parti libéral et le parti national vers la deuxième moitié du 20e siècles étaient porteur d’espoir sur le plan politique dans le pays. Malheureusement, avec l’arrivée de Paul Eugène Magloire en 1950, la redescente aux enfers a encore pris place à bord. Et le constat alarmant aujourd’hui, c’est une crise sécuritaire qui a provoqué le déplacement interne de plus d’un million d’habitants.[1] C’est six (6) années de croissances négatives sur le plan économique selon les données disponibles sur les Comptes de l’Institut Haïtien de Statistiques et Informatiques Haïtienne (IHSI). L’inflation a atteint 26,8% en avril 2025, affectant sévèrement les produits de première nécessité.[2] Le PIB par habitant est tombé à 1 693 USD, et plus de 64% de la population vit avec moins de 3,65 USD par jour.[3] Depuis l’assassinat du président Jovenel Moise en 2021, Haïti est dirigé par des gouvernements sans mandat constitutionnel, sans intention de transition démocratique. Ces aspects de cette crise multidimensionnelle sont entre autres, la réalité que vit le pays actuellement. Malgré tout cela, la nécessité aujourd’hui est de construire le pays afin d’éviter un effondrement total du pays.

Pour ce travail, l'engagement générationnel est l’implication d’une génération dans des idées ou des luttes collectives visant à transformer leur milieu social qui est sollicité avec insistance en Haïti aujourd’hui. Quant à une génération comme l’a défini le sociologue allemand Karl Mannheim, elle est « un groupe d’individus du même âge historique, façonné par les mêmes expériences sociales et historiques au moment de leur jeunesse ». Toutefois, il ne faut pas oublier que cette notion fait référence à des valeurs et une vision du monde dépassant ainsi une simple affaire de tranche d’âge puisqu’il s’agit de décider pour le centre du monde. Maintenant, au regard de ces définitions, certains pensent qu'il est possible de penser Haïti pour la reconstruire sans cet engagement, et pour d'autres par contre, c'est le contraire du fait que pour plus d’un, penser à la relève pour agir, décider en conscience pour une transformation profonde du pays montre grandement son importance. De cette opposition naît le problème philosophique suivant : l'urgence d'un engagement générationnel est-il incontournable pour penser à la reconstruction d'Haïti ? En ce sens, le problème est relatif à l'idée de savoir s'il faut un engagement générationnel ou pas pour reconstruire le pays.

‘‘L’opinion affirme, la science démontre’’ à dit Gaston Bachelard. En vue de traiter le sujet nous allons essayer de répondre à notre problématique à l’aide du plan de que nous avons établi. Dans ce travail, nous allons démontrer à partir des explications concrètes, comment penser Haïti pour la reconstruire implique l'urgence d'un engagement générationnel. Dans un premier temps il sera question de l'urgence de deux siècles de régression. Nous allons analyser ensemble afin de démontrer comment la reconstruction d'Haïti nécessite un investissement de résistance. Et enfin, l’engagement générationnel sera abordé de par son importance, en tant que pilier du développement durable, avant de se demander que pouvons-nous retenir de cette démarche. Levons le voile sur cette urgence.

 

1.         L'urgence de deux siècles de régression

« La maladie est le prix que l'on paie parfois pour avoir trop longtemps ignoré son corps » a dit un auteur inconnu. En fait, dans Haïti a choisi de devenir pauvre : les vingt raisons qui le prouvent, l’économiste Etzer Émile a surtout mis en avant des facteurs internes importants pour illustrer les choix ayant conduit le pays à cette impasse. En 2025, le Programme Humanitarian Parole est l’exemple typique de la fuite des cerveaux favorisée qu’il a évoqué avec insistance. En début de l’année 2025, la DGI (Direction Générale des Impôts) a félicité les 101 plus gros importateur du pays. Vous l’avez entendu, importateur et non les exportateurs. C'est marrant. Ce qui explique des raisons comme : l’exportation n’étant pas une priorité, un système éducatif formant des professionnels pour amasser des richesses plutôt que pour en créer, le manque de développement local comme moteur de développement national, l’inaccessibilité des services financiers et l’absence de priorité donnée à la création d’emplois, le manque d’initiative personnelle, collective et citoyenne, etc. Ainsi donc, Etzer Émile met en exergue la responsabilité interne. 

En revanche, la réponse d’Enomy Germain fait partie des réactions diverses par le fait qu’il a négligé les facteurs externes. Il a raison puisqu’avec la dette de l’indépendance en 1825, la France a forcé Haïti à payer plus de 90 millions de francs-or pour sa liberté. C’est l’année où la liberté est devenue une rançon coloniale moderne. Encore, l’occupation américaine avec les marines qui ont foulé nos rives font parties des défis auxquels il faut considérer. Cependant, il ne faut pas négliger pour autant les conzés encore au 21e siècles. Ces apatrides travaillent pour le compte de la communauté internationale voulant manifestement continuer son ingérence dans le pays.  Bref, il veut une approche plutôt équilibrée de la situation d’Haïti.

En ce sens, entre l’approche d’Etzer Émile et la critique d’Enomy Germain. Il faut surtout noter qu’on a affaire sur le plan économique à une régression. On peut comprendre facilement les deux siècles de régression par l'instabilité politique chronique puisque c'est la politique qui a la responsabilité de donner le ton au développement du pays. Et les six (6) années de croissance négative en témoignent. C’est de la politique antiéconomique que parle Dorvilier (2012) qui est due aux logiques de développements adoptés. À ne pas oublier que le développement économique est synonyme de progrès. Ainsi, pour sortir de la descente, il faut former une résistance en investissant dans la jeunesse. C’est pour cela que l'urgence des tumultes devrait nous pousser à mieux préparer l'avenir en préparant la relève si l’on veut réellement une prise de conscience collective q’Haïti nous appartient et qu’il faut lutter pour son développement.

Pour l’instant, certes, il y a la nécessité d’une bonne transition politique, mais, comme disait Antonio Gramsci dans Cahiers de prison ‘‘le vieux monde se meurt, le nouveau tarde apparaître, et dans ce clair-obscur surgissent les monstres.’’ Personne ne semble être prête. Encore, pour paraphraser Massillon Coicou, ‘‘ Une heure doit sonner, un homme doit venir. L’heure sonne déjà, d’où vient l’homme’’ ? Bref, on a compris que les deux siècles de régression sont dus à l’absence d’investissement dans nos fils et filles qui devraient nous aider à espérer des engagements générationnels solides pour orienter le pays.

 

2.         La reconstruction d'Haïti : un investissement de résistance

‘‘ Les chances de survie de tout peuple sont dans la qualité de ses élites. C’est-à-dire dans celle de ses musiciens, de ses professeurs, de ses universitaires. Si leur qualité se noie, sombre dans la médiocrité, il y a de fortes chances que dans moins d’un demi-siècle, on ne reconnaitra plus Haïti. Et ce sera dommage pour une si grande nation, un si grand peuple […]’’ (Hubert de Ronceray). À la vérité, former un dessein d'Haïti ou encore cogiter sur Haïti lui permettra d'exister. Si penser permet de faire exister, comme on dit qur l'on pense pour Haïti, il devrait l’être. Et ceci, c’est justement à l'aide des savoirs scientifiques. Le travail consiste à permettre à Haïti d'exister à travers des générations d'hommes et de femmes conscients de la place du pays dans l'histoire de l'humanité et à contribuer à son redressement. Pour cela, notre tâche vise davantage à insister sur le fait qu'il faut leur enseigner comment penser et non quoi penser à nos enfants. On espère ainsi que lorsqu’ils auront appris à penser, nos citoyens pourront réfléchir par eux-mêmes plutôt que de laisser les autres le font à leur place. Par exemple, l'histoire du CPT (Conseil Présidentiel de Transition) est en partie due au fait que les acteurs haïtiens ne peuvent pas eux-mêmes proposer des solutions à une crise qui nous concerne. De plus, il faut souligner également qu’apprendre à penser par soi-même va provoquer l'envie de ne pas céder aux autres qui veulent prendre sa place. Ainsi pour Tremblay, « accepter les idées des autres mais être déterminé à garder les siennes, c’est faire semblant de penser.»[4] Donc maintenant, pour aller vers l'instrumentalisation d'une élite consciente afin de libérer le pays, il est important apprendre nos jeunes à penser. Ainsi, ils pourront le faire pour Haïti.

Par suite, là où est l'esprit est la liberté. Par analogie de cette approche, avoir l'esprit est la possibilité d'user de son aptitude pour transformer. À partir de ce moment, pour occuper des fonctions stratégiques dans le pays, il faut se doter des moyens pour bien faire. Se former est une forme de résistance. On ne peut pas détruire le savoir. Récemment Donald TRUMP a voulu mettre un terme au projet nucléaire de l’Iran. Il a ordonné l’assassinat de certains chefs. Mais après, il se rend compte qu’effectivement le savoir est immortel. La porte-parole de la Maison blanche, Karoline Leavitt, a même déclaré qu’il faut à l’Iran seulement 15 jours pour assembler une bombe nucléaire. Donc tout cela, grâce aux savoirs qu’ils détiennent.

Si aux âmes bien nées, la valeur n'atteint point le nombre des années, mais à celles qui n'en sont pas pourvues, la valeur prend longtemps pour faire ses preuves. N'est-on pas en présence d'un manque d'investissement en ce sens en Haïti ? Si l'on vous dit que les jeunes ont de bonnes bases, crois-moi, c'est pour parler des vernis. Puisque pour avoir cet engagement générationnel dont on parle en Haïti, il faut investir. Sans cela, aucune résistance n’est possible. C'est qu’il faut donner la possibilité à de nouvelles idées, à de nouvelles perspectives. Ce qui aidera à reprendre ce titre grandissime de perle des Antilles qui a été abandonné. Maintenant, si oui, comment peut-on résister ? L’article 52 de la Constitution de 1987 amendée sur la qualité du citoyen avance l'idée que le perfectionnement est l’un des moyens. Du coup, cet investissement permettra de prendre de conscience de la nécessité de s'engager surtout par une éducation fonctionnelle puisque chez Paolo Freire, elle permet de se libérer. Il n'y a pas de génération spontanée. Il faut les enseigner à être responsable. D'où la nécessité du droit à l'éducation. Sur ce, la reconstruction d'Haïti n'est autre que rétablissement des structures étatiques dans un pays, généralement à l’issue des crises majeures. Donc, il faut reconstruire l'État haïtien qui est l'instance gouvernante d'une société en formant une intelligentsia consciente sachant que l'engagement générationnel permet d'empêcher la compromission de l'avenir par les générations d'avant du fait que le développement durable est d'éviter de compromettre les actions des autres générations.

 

3.         L’engagement générationnel : pilier du développement durable

« Pour les Haïtiens et la communauté internationale, le mouvement de reconstruction du pays implique d'abord la reconstruction de son système d'éducation. C'est le moment de faire table rase du passé en vue de tout recommencer sur de nouvelles bases. » (Michel Soukar (sld) :120)[5]. Il faut en effet des efforts manifeste pour reconstruire les institutions universitaires haïtienne car c’est la base des sociétés modernes. Ce n’est pas pour rien que Dantès Bellegarde a fait de lui la gardienne du drapeau. C'est bien sûr pour la production du savoir. Puisque, la seule façon de penser à reconstruire Haïti, c'est en misant sur nos savoir-faire. Et, l'université doit-être la pièce maîtresse de cette démarche. Regardons le Japon qui a su maintenir son indépendance en modernisant rapidement ses institutions et son armée dès l'ère Meiji en 1868. Il est devenu une puissance mondiale. Regardons Cuba qui a pu scolariser tous ses enfants et en plus de cela. Il arrive à leur doter de métier utile. Nelson Mandela l'a souligné, « L'éducation est l'arme la plus puissante que l'on puisse utiliser pour changer le monde ». Changer Haïti c'est le faire parvenir à laisser derrière lui la position d’une jeunesse spectateur. Bien sûr cela revient également l’État de mettre tout le monde dans le même panier du fait que c'est lui qui détient le monopole de l'éducation pour reprendre Ernest Gellner. Notons qu’elle est la base des sociétés modernes. Ainsi, avec une vision claire et ambitieuse, l'État aura le citoyen parfait pour l’autre Haïti que nous voulons. Donc pour cela, l'État doit encourager la scolarisation transparente pour tous.

Cependant, il faut combattre la pensée traditionnelle car elle vise à faire obstacle à tout qui va de la responsabilité de la jeunesse. En 2004, le Rév. Pasteur Lochard Rémy avait invité la pays à la prise de conscience tout en évoquant l'égoïsme qui nous ravages dans son morceau intitulé ‘‘Lè a rive’’. Il ne s'agit d'Haïti qui se dresse contre les Haïtiens. Mais plutôt, de génération qui se dresse contre une autre. Effectivement, le pays est dirigé par une génération d’égoïste faisant obstacle à l’émancipation de la jeunesse dans les affaires de l’État. Ce qui compromet l’avenir politique et administratif du pays. Ce qui ne vise pas à construire un avenir collectif en tenant compte des intérêts de ceux d'après. Donc à leur yeux, l’intégration des jeunes dans les processus décisionnels n'est pas nécessaire.

Supposons que « L’idéal de tous les Haïtiens est de contribuer à la grandeur d’Haïti » pour paraphraser René Julien. En fait, la thèse qui dit que penser Haïti pour la reconstruire c’est bien avec engagement générationnel n'est pas sans fondement et cela pour plusieurs raisons. La première raison est qu’un engagement est l'acte ou attitude de l'intellectuel qui, prenant conscience de son appartenance au monde, abandonne une position de simple spectateur et met sa personne, sa pensée ou son art au service d'une cause. En ce sens, inverser la tendance c'est changer de paradigme.

Pour reconstruire Haïti, nous avons besoins d'une génération d'hommes et des femmes qui seront capable de s’organiser afin de faire les choses autrement car un leadership non médiocre et non corrompue en est la dose. En vrai, le pays est victime de l’ignorance et de l’incompétence de certains dirigeants. Cette classe politique est incapable de proposer une alternative. Et, le peuple ne se reconnait dans aucun leadership. La question qu’il faut se poser ici est, acceptons-nous ce destin ? Je vous dis que tout n’est pas perdu. Croyez-moi. L'éducation a un grand rôle à jouer dans la reconstruction d'Haïti parce que c'est à travers une éducation solide que l'on pourra construire une génération de leader sérieux et responsable. C'est qu'il faut construire des hommes et des femmes solides et conscients qui auront à leur tour la responsabilité de faire progresser Haïti en évitant les dérives autoritaires ou populistes. Voilà ma démarche. Il faut investir dans l'humain.

« Ne demande pas à ton pays ce qu’il peut faire pour toi, mais plutôt ce que tu peux faire pour ton pays. » disait John F. Kennedy. C’est parce que, ‘‘l’amour du pays invite à la lutte et non à la fuite. Il est trop facile de te dire qu’il n’y a pas d’opportunités dans ton pays et de la fuir’’ (H. M. Dorléans, 2019 : 33). Et c'est justement par une vision claire, par des décisions basées sur la connaissance et la réflexion, par un sens des responsabilités et de la justice, par la capacité à inspirer et à mobiliser durablement. Puisque, le rôle de l'élite est crucial. C'est pour cela que lorsqu'elle devient corrompue, opportuniste, elle aggrave les inégalités. D'où l'importance d'une élite consciente, engagée et responsable. Nous pouvons comme on l’a évoqué inverser la tendance. D’abord, il faut changer de leadership. Cette façon de faire la politique en Haïti nous balance. La politicaillerie doit cesser. Ainsi donc, formons une élite responsable qui va devoir proposer des alternatives après analyses profonds des problèmes de la société afin de la guider vers la transformation sociale d'Haïti.

En bref, l’heure est venue de poser les vrais problèmes. Nous avons été confronté à des problèmes auxquelles nous pouvions éviter d’en arriver là. Mais, on peut éviter d’y rester. La politique en Haïti ne doit pas être avant tout une affaire de « Vin fè yon kout kòb ». Ainsi, tant qu’il y a des hommes et des femmes avec l’intelligence de comprendre la nature des problèmes et les poser, le pays peut se reconstruire. Donc, nous avons besoins d’un leadership plus éclairée pour reconstruire cette nation capable de garantir l’équité entre les générations et à préparer un avenir durable à travers des programmes de développement durable.

 

4.        Principales conclusions

En guise de conclusion, nous avons retenu pour l'essentiel que pour reconstruire Haïti, nous devons agir urgemment sur l’éducation et l’intégration de la jeunesse. Nous avons compris que nous devons tous parier sur l'avenir d'Haïti. Et c'est l'élite consciente et engagée que nous avons pris le soin de former que reviendra la responsabilité de prévoir des canaux de sauvetage. On en a marre de cette spirale de la servitude volontaire. « Un peuple sans esprit d’indépendance n’est qu’une proie docile, gavée ou affamée, destinée à changer de maitre. » a dit Fukuzawa Yukichi. Alors, il faut éviter de croire qu'il y a de génération spontanée pour ne pas investir dans notre avenir. Personne ne peut penser à reconstruire Haïti en négligeant cette base des sociétés modernes

De façons globale, nous sommes convaincus qu’aucun moyen de reconstruire Haïti sous toutes ses formes n'est possible sans un engagement générationnel, résultante d’une éducation solide. C'est un facteur important dans cette lutte. Cependant, il faut reconnaître aussi que, c’est grâce à la contribution de tous que l’on peut renforcer l'engagement citoyen. Entre autres, nous avons besoins des hommes et des femmes qui seront capable de s’organiser afin de faire les choses autrement avec un leadership plus éclairée. Maintenant, pour ne rien compromettre, il faut que l'urgence pousse à investir dans la jeunesse pour qu'elle se mets d'accord sur la nécessité de s'engager. Cela deviendra automatique. C'est la provision qu’apportera cet investissement sur le long terme. Donc, notre système éducatif doit nous permettre d’avoir une intelligentsia responsable, consciente et engagée capable de proposer de nouveau modèle, de nouvelles perspectives au pays. Pensez-y !

 

 

 

 

 

 

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

JULIEN René. (1994). Le citoyen haïtien dans un État démocratique : un bréviaire du citoyen. Port-au-Prince : Collection société et démocratie.

DÉUS Déronneth. (2022). Naufrage de la 50e législature en Haïti. Delmas : Pro Éditions.

LAPEH. (2017). Bimensuel. Haïti quelle patiente.

ÉTIENNE, Sauveur Pierre. (2007). L’énigme Haïtienne : Échec de l’Etat moderne en Haïti. Montréal. Les Presses de l’Université de Montréal. Mémoire d’Encrier.

BEAUD, Michel. (2006). L’art de la thèse. Comment préparer et rédiger un mémoire de master, une thèse de doctorat ou tout autre travail universitaire à l’ère du net, nouvelle édition, Paris, Editions La Découverte, Collection Grands Repères-Guides.

ADRIEN Pascal & JEAN BAPTISTE Jorchemy. (2019). L’histoire interdite de la chute de Jean Henry CÉANT.

DORVILIER, Fritz. (2012). La crise haïtienne du développement : Essai d’anthropologie dynamique. Montréal : Les Presses de l’Université Laval.

Gustave Le Bon (1910). Psychologie de l'éducation.

Michel Soukar (sld), (2015). Cent ans de domination des États-Unis d'Amérique du Nord sur Haïti. Delmas : C3 Éditons.

DORLÉANS HENRI M. (2015). Change-toi toi-même et change ton pays. Port-au-Prince : AFPEC.

 Le Moniteur. (2011). Constitution haïtienne de 1789 amendée.     

 

 

[1] https://www.lemonde.fr/internationnal/article/2024/10/10/un-rapport-denonce-le-recrutement-massif-d-enfants-par-les-gangs-en-haiti_6348346_3210.html?

[2] https://www.proecohaiti.com/post/haiti-2024-une-crise-economique-sans-precedent-marquee-par-une-sixieme-annee-de -recession/?

[3] https://www.banquemondiale.org/fr/country/haiti/overview?

[4] Frédéric Tremblay, Porte ouverte, mais esprits fermés, Le Journal de Québec, 21 avril 2021

[5] Michel Soukar. (….) Cent ans de domination des États-Unis d'Amérique du Nord sur Haïti. Delmas : C3 Éditons.


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